Article

Vie pro et vie privée : plus de souplesse pour éviter l’absentéisme au travail

L’équilibre vie professionnelle-vie privée est aujourd’hui l’une des aspirations majeures des salariés français. 35 %* d’entre eux en font même l’un des critères clés de l’appréciation de leur entreprise en matière de qualité de vie au travail. Une attente collective encore plus prégnante pour certaines catégories de salariés, comme les parents de jeunes enfants ou les aidants. Pour prévenir l’explosion de l’absentéisme chez ces collaborateurs sous pression, une organisation adaptée de l’entreprise s’impose.

retour

Parents salariés : des collaborateurs exsangues.

Les salariés les plus touchés par les problèmes de conciliation vie privée / vie professionnelle sont les 30-40 ans. Cette tranche d’âge subit en effet une double contrainte. Contrainte professionnelle car il s’agit de la période où la carrière professionnelle est en pleine expansion. Contrainte familiale car il s’agit aussi de la période où l’on doit s’occuper de ses jeunes enfants. La situation est encore plus tendue dans les familles monoparentales (23 % des familles) qui, très souvent, doivent également faire face à des difficultés financières. En complément des aménagements d’horaires et des solutions de télétravail (lorsqu’un enfant est malade par exemple), de nombreuses entreprises proposent aujourd’hui une approche structurée dans le cadre de la Charte de la Parentalité en entreprise (voir ci-contre).
Les mesures prises par les entreprises en faveur de la parentalité ont un effet collatéral positif majeur : favoriser la place des femmes actives.
En effet, en plus des écarts salariaux qui restent conséquents entre hommes et femmes, ces dernières sont les premières à cesser de travailler pour s’occuper de leurs enfants, ou plus sujettes à se mettre en temps partiel.

Aider les aidants

On estime qu’aujourd’hui plus de 2 millions d’actifs consacrent plusieurs heures par semaine à l’accompagnement des proches en situation de dépendance, de handicap ou de fin de vie. Stress, fatigue, ces salariés sont particulièrement vulnérables. Premier défi pour l’entreprise : identifier ces aidants qui hésitent trop souvent à parler de leur situation à leur employeur.
Il s’agira ensuite de les informer sur les dispositifs permettant d’être présents auprès de leurs proches (congé de solidarité familiale, congé de présence parentale ou congé de soutien familial), de sensibiliser l’encadrement et de proposer un aménagement du temps de travail avec des dispositifs de type temps partiel ou horaires individualisés. Le recours au télétravail peut également être une option gagnant-gagnant. Il faut engager le dialogue pour proposer le dispositif le plus adapté à la situation du salarié aidant.

* Baromètre Observatoire Qualité de Vie au Travail 2018

Cet article vous a plu ?

0 0

Votre réponse va nous aider à nous améliorer.

Service social

Vous êtes intéressé par cette solution ?

Les conseillers Harmonie Mutuelle sont à votre disposition.

Contacter un conseiller

À lire aussi

+ d'articles sur le thème : vie pro/vie privée

+ d'articles sur : Prévention et bien-être au travail